Andréas Koumato, CEO de Mossosouk.com

Andréas Koumato, CEO de Mossosouk.com

WenakLabs est l’une de ces rares associations que je connais vraiment actives dans le milieu de la jeunesse tchadienne. Œuvrant avec passion et intégrité dans la promotion des technologies de l’information et communication, j’ai toujours été ravi de collaborer avec eux. Et j’espère bien arriver toujours en étroite collaboration avec WenakLabs à réaliser ce rêve commun qui est de faire du Tchad un hub régional des TIC, de l’innovation et de l’entreprenariat.
WenakLabs, une fenetre ouverte sur le monde au Tchad

WenakLabs, une fenetre ouverte sur le monde au Tchad

Hello World ! Au Tchad, un collectif du nom de WenakLabs regroupe des jeunes mordus de TIC (Technologies de l’Information et de la Communication). Auteurs d’une véritable ère numérique démocratique, ces geeks ne sont jamais à court d’idées. Wenakquoi ?

C’est en février 2014 qu’est né, au Tchad, le collectif WeknaLabs. En Arabe tchadien Wenak signifie « où es-tu » et Labs est un diminutif de « laboratoires ». Il fédère en particulier des jeunes d’une vingtaine d’années, passionnés d’informatique et de communication, travaillant dans un espace de co-working inédit qu’ils ont créé et qui évolue en permanence.

C’est à l’occasion de la rencontre des JerryClans, collectif qui facilite l’accès à l’informatique en proposant des solutions de recyclage (pièces détachées d’ordinateurs et de jerrycans), que le projet de l’association WeknaLabs s’est clairement dessiné. Il s’est consolidé sous l’influence de deux acteurs majeurs : Abdelsalam SAFI, enseignant de l’IUSTA (Institut universitaire des Sciences et Technologie d’Abéché) et fondateur du JerryClan Tchad et Salim Azim ASSANI, informaticien et bloggeur.

En un peu moins d’un an d’activité, au gré des rencontres et des activités mises en place, l’association compte près d’une soixantaine de membres tchadiens résidants dans la capitale N’Djaména ou à l’étranger. « De nombreuses recrues sont arrivées lors du BarCamp que nous avons organisés le 20 Novembre 2014 » précise Salim Azim ASSANI, chargé de communication de l’association.

L’action d’un tel collectif est-elle utile ?

Le Tchad c’est 78% d’analphabètes selon Unicef et une 154ème place parmi 155 pays en matière de développement des TIC selon le classement 2013 de l’IUT (Union Internationale des Télécommunications). « Les chiffres décrivent tout », souligne Salim Azim ASSANI.

À l’origine du projet, quelques bloggeurs du Mondoblog de RFI ont décidé de partager leurs passions et leur savoir en termes de TIC. Les atouts mis en avant par l’association sont la démocratisation des TIC et l’ouverture au monde. En cela, le combat pour un accès à Internet pour tous est vraiment profitable de même que l’usage des logiciels libres est une aubaine.

Si à l’origine WenakLabs se donnait pour objectif de sensibiliser la population à l’utilisation des TIC à travers la mise en place de workshops (ateliers), l’action est à présent élargie à un espace de co-working, la conception d’un incubateur de StartUp et la création d’un « FabLab ». Des projets prometteurs pour un pays dont le taux d’alphabétisation de la population est de seulement 34%.

« Nous voulons voir le Tchad devenir véritablement un hub en matière de TIC en Afrique »

L’idée pour les membres de Wenaklabs est que cela ne reste pas simplement un discours politique. Salim Azim Assani affirme que pour cela il faut que « les TIC soient pleinement démocratisées et le secteur libéralisé ». Fort heureusement l’action du collectif est bien concrète et commence à trouver du soutien sous forme d’une subvention de l’Institut français au Tchad ou encore de sponsoring avec AIrtel Tchad, pour l’organisation du BarCamp.

Et ça ne s’arrête pas là! WeknaLabs espère remporter prochainement un concours organisé par Reach for Change en partenariat avec l’opérateur téléphonique Tigo. En lice, leur projet d’apprentissage par l’expérimentation en direction des enfants. Dans un même ordre d’idée, le collectif planche sur le projet d’une bibliothèque numérique disponible via un système de Hotspot local, ainsi qu’un autre projet de tour en caravanes des universités nationales destiné à vulgariser les TIC.

Pour 2015, le collectif veut officialiser son existence et devenir une organisation indépendante. Il est aussi question de pérenniser les ateliers de fabrication d’ordinateurs à base de recyclage (ordinateurs appelés Jerry Computer assemblés dans des jerrycans) au profit des lycées et des écoles de N’Djamena. Un cyber-café aux tarifs abordables est également dans les cartons parmi de nombreuses autres bonnes idées.

Souhaitons ainsi une très bonne année à Wenaklabs  qui semble avoir bien commencé une révolution des TIC au Tchad !

source : Afrique economie (Le blog)

« L’heure du Net » est une rencontre bimensuelle imaginée et conçue par les jeunes de l’association WenakLabs avec le soutien de l’Institut Français du Tchad. C’est un rendez-vous inédit qui se tient tous les deux samedi de chaque mois afin de vulgariser la culture numérique au sein de la population de N’Djamena. Les membres de l’Association WenakLabs sont partis du constat que les réseaux sociaux sont de plus en plus prisés par les jeunes tchadiens. L’essor de l’internet mobile a favorisé ce boom, mais l’usage de ces réseaux mérite d’être plus réfléchi et une sensibilisation nous semble nécessaire.

HDN2

Cette rencontre se tiendra une fois toutes les deux semaines à l’IFT sous l’arbre à palabre et sera ouverte au public. Pendant une heure, les participant-e-s qui sont tous connect-é-e-s à internet, discuteront d’un sujet donné, suivi d’exemples pratiques.

Une page facebook et un compte twitter sont créés pour communiquer aux participants les différents points à l’ordre du jour, question de toujours maintenir la connexion entre eux.

CIBLE

Les jeunes internautes ou même toute personne passionnée peut participer à nos ateliers.

DEROULEMENT

Deux fois par semaine, sans inscription pour commencer, à 16h30 le lundi pour une durée d’une heure. L’atelier est conçu pour être interactif, avec une partie de sensibilisation et une partie de mise en pratique.