WENAKLABS CARTOGRAPHIE LES ZONES INONDEES DE N’DJAMENA

Carré 27, quartier Amtoukouuin, 8e arrondissement de N’Djaména, le décor qui s’offre à vous dans cet endroit est digne des scènes apocalyptiques. Abakar Abderamane qui devait faire des vidéos n’en pouvait plus, écroulé sous le poids de l’émotion. Un seul moyen pour y accéder, une pirogue… Plusieurs pâtés de maisons sont inondés. Des portails de maisons cadenassés témoignent de la désertion de leurs propriétaires, des tas de gravats et quelques feuilles de tôles par endroit vous laissent imaginer les irréversibles dégâts causés par les pluies. Le silence qui règne sous la majesté de l’eau, qui par endroit atteint 1,50 cm est bouleversant et les témoignages des habitants dudit quartier ont le pouvoir de vous laisser sans voix…

De nombreuses zones dans les quartiers de N’Djaména présentent le même décor. Si non, pire ! Et comme souvent, des témoignages fusent dans les radios, sur les réseaux sociaux… racontant le même calvaire.

Dans un pays où les systèmes d’information géographiques sont peu fiables, avec des bases de données peu renseignées, on se heurte tout de suite à plusieurs difficultés au niveau de la gestion des ressources pour des besoins spécifiques.

Afin de faciliter l’accès à l’information géographique des zones touchées par les inondations, une équipe de WenakLabs a fait une descente sur le terrain en vue de collecter les données des technologies ouvertes.

Qu’en est-il exactement ?

  • Pour cette descente sur le terrain, l’équipe de WenakLabs a recourue à deux applications permettant d’alimenter la plus grande plateforme de cartographie participative, OpenStreetMap (OSM). OSM est un projet Service collaboratif de cartographie en ligne qui vise à constituer une base de données géographiques libre du monde (permettant par exemple de créer des cartes sous licence libre), en utilisant le système GPS et d’autres données libres.’’ Wikipédia

Il s’agit de :

  • L’application mobile OSM Tracker qui est capable d’enregistrer des données GPS offline (hors-ligne) pour faire la collecte d’informations géographiques ;
  • Et de uMap (Prononcez « You map », qui est un logiciel cloud sous licence libre qui permet de créer des cartes personnalisées sur le Web). L’application permet de créer des cartes interactives.

Où s’est rendu cette équipe ?

Cette descente sur le terrain pour des besoins de collectes de données cartographiques a impliqué les quartiers Amtoukouin, Atrone I, Boutalbagara, Dembé, Habbena.

La cartographie des sites a pris en compte l’importance des dégâts (niveau de l’eau par rapport au sol, les dégâts matériels, le nombre de personnes obligées de se déménager…)

http://u.osmfr.org/m/494197

(Carte umap : Inondations N’Djaména)

Quelles sont les constats ?

Plusieurs dommages sont à constater dans ces quartiers de la capitale tchadienne :

Que justifie ce projet ?

Ce projet de collecte de données peut être apprécié sous plusieurs angles :

  • Créer une base de données libre d’accès des endroits inondés afin d’aider toutes les institutions ou organismes à mener des actions (ciblées) de terrain ;
  • Recueillir les fréquences des inondations ;
  • Répartition des incidents sur une carte ;
  • Identifier les endroits à risque avec une identification typologique…

Quelles perspectives ?

  • Travail à plus grande échelle
  • Identification géographique des maisons détruites
  • Nombre de ménage impactés
  • Identification des maladies susceptibles de surgir dans ces zones
  • Estimation de perte en vie humaine…
  • Réalisation de reportages audio, vidéos et photos
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