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Sawt Al Chabab

ces volontaires qui combattent le choléra au cœur des communautés

  • 10, Sep 2026
Ils ne portent pas toujours une blouse blanche. Pourtant, dans les quartiers et les villages, leur travail peut être aussi décisif que celui qui se déroule derrière les portes d’un centre de santé. À Adré, dans l’est du Tchad, ils sont nombreux à parcourir les rues, les marchés et les concessions pour parler du choléra. Selon l’UNICEF, 150 relais communautaires ont été mobilisés dans la ville, issus à la fois des communautés hôtes et des populations réfugiées. Leur mission : informer, rassurer et encourager les habitants à adopter les bons comportements. Mais que font-ils concrètement ? Ils vont de porte en porte. Avec des supports illustrés et des messages simples, ils expliquent aux familles comment éviter la contamination, quels signes doivent alerter et pourquoi une personne malade doit rapidement être orientée vers une structure de santé. L’UNICEF rapporte que ces volontaires interviennent dans les ménages, les rues et les marchés. Pour Marie Noëlle, l’une des relais communautaires mobilisées à Adré, cet engagement dépasse le cadre d’une simple activité professionnelle. « Ce que nous faisons, c’est pour nous-mêmes, nos familles et toute la communauté, afin d’éliminer le choléra au Tchad », explique-t-elle dans un témoignage publié par l’UNICEF. Son rôle illustre une réalité importante : dans une épidémie, l’information doit atteindre les familles là où elles vivent. Une affiche dans un centre de santé ne suffit pas toujours. Il faut parfois entrer dans une concession, écouter les inquiétudes, répondre aux rumeurs et expliquer encore une fois pourquoi l’eau doit être traitée ou pourquoi les mains doivent être lavées. Cette proximité permet également de lutter contre les fausses croyances. Fatimé Ketema Ganda, membre de Médecins Sans Frontières à Adré, expliquait dans le même témoignage de l’UNICEF qu’au début certaines personnes ne croyaient pas à l’existence du choléra, ce qui avait contribué à sa propagation. Le travail des volontaires ne consiste donc pas seulement à transmettre un message. Il s’agit aussi de créer la confiance. Cette mobilisation existe également dans d’autres zones du pays. En août 2026, l’UNICEF indiquait renforcer son appui au Gouvernement tchadien contre le choléra, notamment à travers des interventions dans l’eau, l’hygiène et l’assainissement, ainsi que des actions de communication et d’engagement communautaire. Pour le Dr Mahamoud Adam, cette présence sur le terrain est indispensable. « Sans eux ce serait très difficile », déclarait-il à propos des relais communautaires dans un reportage de l’UNICEF. Derrière chaque porte frappée, chaque famille sensibilisée et chaque message répété se trouve donc une même ambition : empêcher que la maladie gagne du terrain. Ils ne soignent pas toujours directement les malades. Mais en faisant circuler la bonne information, ils participent eux aussi à sauver des vies.