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Sawt Al Chabab

Face au choléra, le temps compte

  • Aristide Abakaye
  • 10, Sep 2026
Le choléra fait peur parce qu’il peut évoluer très rapidement. Mais cette maladie est aussi évitable et, lorsqu’elle est prise en charge à temps, elle peut être efficacement traitée. Pour mieux comprendre les risques, les symptômes et les bons réflexes, voici les principales réponses apportées par les recommandations médicales de l’OMS et les témoignages de professionnels de santé au Tchad. Hissein Ali médecin généraliste répond a nos questions : Le choléra fait peur parce qu’il peut évoluer très rapidement. Mais cette maladie est aussi évitable et, lorsqu’elle est prise en charge à temps, elle peut être efficacement traitée. Pour mieux comprendre les risques, les symptômes et les bons réflexes, voici les principales réponses apportées par les recommandations médicales de l’OMS et les témoignages de professionnels de santé au Tchad. Hissein Ali médecin généraliste répond a nos questions: Qu’est-ce que le choléra exactement ? Le choléra est une infection intestinale aiguë causée par la bactérie Vibrio cholerae. Elle se transmet principalement lorsqu’une personne consomme de l’eau ou des aliments contaminés. L’OMS précise que les mauvaises conditions d’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène favorisent fortement la transmission. Quels sont les signes qui doivent alerter ? Le signe le plus caractéristique est une diarrhée aqueuse importante. Des vomissements, une grande faiblesse et des crampes musculaires peuvent également apparaître. Le principal danger est la déshydratation, qui peut devenir mortelle si elle n’est pas rapidement corrigée. Les symptômes peuvent apparaître entre 12 heures et cinq jours après l’exposition à la bactérie. Cependant, toutes les personnes infectées ne développent pas nécessairement une forme symptomatique. Que faut-il faire lorsqu’on soupçonne un cas ? Il ne faut surtout pas attendre. L’OMS recommande de commencer rapidement la réhydratation orale et de se rendre dans un centre de santé. Les cas sévèrement déshydratés peuvent nécessiter une perfusion et des soins médicaux spécialisés. L’objectif est simple : remplacer rapidement l’eau et les sels minéraux perdus par l’organisme. Peut-on prévenir le choléra ? Oui. La prévention repose principalement sur l’accès à une eau sûre, l’assainissement et l’hygiène. Il faut boire de l’eau potable ou correctement traitée, se laver régulièrement les mains, protéger les aliments et maintenir les lieux de vie propres. La vaccination orale contre le choléra peut également contribuer à prévenir et contrôler les flambées, mais elle ne remplace pas les mesures d’hygiène, d’assainissement et d’accès à l’eau potable. Quel rôle les communautés peuvent-elles jouer ? Les communautés jouent un rôle essentiel, leur travail de sensibilisation est indispensable pour atteindre les familles et contribuer à contenir la maladie. Un dernier message aux populations ? Le message est simple : ne pas banaliser une diarrhée importante, ne pas attendre lorsque les symptômes apparaissent et surtout ne pas oublier que la prévention commence à la maison. L’eau que nous buvons, les mains avec lesquelles nous mangeons, la manière dont nous préparons nos aliments et la rapidité avec laquelle nous orientons une personne malade peuvent faire toute la différence. Comme le rappelle l’UNICEF dans sa communication sur la riposte au Tchad : chaque minute compte. Face au choléra, connaître les bons gestes, c’est déjà commencer à se protéger.
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